Les télécommunications sous-marines en une cartographie

, par  Vincent Lahondère , popularité : 16%

Les télécommunications sous-marines ont déjà une longue histoire, depuis que le premier câble télégraphique a été posé sous la mer le 5 août 1858 entre Valentia (Irlande) et Trinity Bay (Terre-Neuve), par deux navires militaires reconvertis en câbliers, les Niagara et Agamemnon.

Aujourd’hui, 99 % des données numériques circulent par des câbles sous-marins. Selon TeleGeography, 464 systèmes de câbles et 1245 stations d’atterrissage sont actifs ou en construction en 2022 ; une cinquantaine environ sont des câbles transocéaniques, les autres reliant des régions ou des pays...

La plupart des câbles sous-marins de communication les plus longs actuellement en service sont déjà âgés d’une vingtaine d’années. le leader actuel est le Southern Cross. long de 30 500 km. Depuis quelques années les GAFAM se lancent à la conquête de ce secteur clé de l’économie mondiale rejoignant ainsi des leaders mondiaux comme Alcatel Submarine Network ou Orange ; Google, Facebook, Microsoft et Amazon sont tous propriétaires ou copropriétaires de plusieurs câbles sous-marins ; Google est en tête avec 15 projets réalisés ou en cours, devant Facebook, 12, Amazon et Microsoft 5 chacun.

Les routes d’échanges numériques actuelles sont les héritières des grandes routes commerciales des siècles passés : elles empruntent exactement les mêmes tracés. Aujourd’hui les sites d’atterrage des câbles sous-marins sont les portes d’entrée des marchandises et données échangées et ont donc un rôle capital.

Des choix cartographiques

Réaliser une carte à partir de données fournis par TeleGeography et par Infrapédia a nécessité d’effectuer des choix cartographiques au vu de la complexité du réseau de câbles.

  • Par souci de lisibilité j’ai représenté le réseau sous la forme d’un plan de métro avec ses stations (des pays ou des régions) dont certaines sont des villes voire des hubs pour les cités qui reçoivent le plus de câbles sous-marins.
  • Par souci de simplicité, de nombreux liens courts ont été exclus comme par exemple le réseau complexe de câbles sous les eaux de la mer Méditerranée, de la Mer de Chine, de la Mer du Nord ou du Golfe du Mexique. L’idée est de donner une vision globale du réseau tout en en relevant rapidement les points de force.

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