Les nouvelles routes de la soie : la Belt and Road Initiative au service de la puissance chinoise ?

, par  Jean-Christophe Fichet , popularité : 7%

Le programme de spécialité Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences politiques en classe de Première fixe un deuxième thème intitulé « Analyser les dynamiques des puissances internationales ». L’axe 2 de ce thème s’intéresse aux « Formes indirectes de la puissance : une approche géopolitique ». Les productions partagées ici concernent le jalon « La maîtrise des voies de communication : les « nouvelles routes de la Soie ».

L’ensemble cartographique peut être exploité en deux étapes : les cartes 1 à 3 peuvent servir de supports à un travail d’introduction sur le jalon. Le premier temps de cette introduction s’appuie sur la carte 1. « La perception de l’image de la Chine » permet de s’interroger sur la géographie des perceptions. Où se situent les adhésions ? Quels pays, quels espaces marquent une distance ? Des explications qu’il conviendra d’amener après la deuxième étape du travail.

Carte 1

La perception de l’image de la Chine

Le PDF de la carte :

La perception de l’image de la Chine

L’enquête menée par le Pew Research Center (PRC) est à prendre avec précautions : l’échantillon des pays reste réduit et les méthodologies d’enquêtes prêtent à une marge d’erreur (cette méthodologie est détaillée sur le site) : les enquêtes nationales ciblent la population adulte âgée de 18 ans ou plus. La taille des échantillons varie de 700 à 1500 entretiens selon les pays. Le PRC conçoit les enquêtes pour chaque pays et passe ensuite un contrat avec des organismes nationaux qui ont la charge, dans les pays concernés, d’exécuter les enquêtes sur le terrain. Même si la surveillance du cadre d’exécution de l’enquête est strict, la marge d’erreur existe.

Un deuxième temps replace l’affirmation de la puissance chinoise dans le temps. Elle ne débute pas en 2013 (date de cette volonté de la Chine d’investir massivement dans les infrastructures et symbolisée par la Belt and Road Initiative voulue par Xi Jinping). Les cartes 2 et 3 (et certains points de la première partie de légende de la carte 4 : OCS, sommets Chine-Afrique) décrivent des aspects du hard power et du soft power que le pays développe dès le début du XXIe siècle. Les cartes permettent aussi de mettre en comparaison la présence chinoise dans l’espace de la BRI et à l’échelle du monde.

Carte 2

Les investissements chinois dans les pays de la BRI

Carte 3

Les instituts Confucius dans les pays de la BRI en 2020

Les PDF des cartes :

Carte 2 Les investissements chinois dans les pays de la BRI
Carte 3 Les instituts Confucius en 2020

La deuxième étape axe sur une compétence attendue des élèves : « Travailler de manière autonome : la spécialité demande une part plus grande de travail individuel afin de préparer à la poursuite des études où les élèves, devenus étudiants, sont moins encadrés ».
La carte 4 est volontairement détaillée (même si certains points, comme la présence militaire, sont simplifiés). Il s’agit de demander un travail d’écriture s’appuyant sur le plan de la légende. Certains points peuvent être illustrés de documents annexes d’appui pour guider ce travail. Les sources amenées sur la cartographie permettront de trouver des documents utiles, en particulier sur la question de la « diplomatie de la dette ».

La carte
La légende

Le PDF de la carte :

Les nouvelles routes de la soie : "Tous sous un même ciel"

En parallèle des ressources signalées par la carte 4, il existe des supports riches en informations qui peuvent être exploités :

Cette story map de Loh Pei Ying sur Kontinentalist date de 2018 (bon c’est en anglais d’accord…mais c’est accessible !). Elle permet de préciser, compléter des points non abordés par la cartographie.

Story map toujours avec cette construction de Jack Farchy, James Kynge, Chris Campbell et David Blood pour le Financial Times en septembre 2016. Elle offre le parallèle des photographies et aborde la questions des infrastructures énergétiques…et c’est visuellement super réussi et beau !

Même principe de construction avec la production du South China Morning Post réalisée par Marcelo Duhalde, Adolfo Arranz et Marco Hernandez en collaboration avec Darren Long.

Enfin, il faut insister sur la cartographie interactive du Mercator Institute for China Studies (Merics) de juin 2018. Elle offre l’avantage, sur un cours, de pouvoir faire apparaitre de manière progressive les éléments de légende.

Article en lien : La Chine : l’enjeu énergétique